La corrosion : une pathologie des bétons armé
Le béton armé est un matériau très utilisé pour différentes raisons. Il est peu onéreux, rapide à mettre un place, et ses différents composant se complète pour améliorer ses performances. En effet, l’acier permet d’augmenter la résistance à la traction du béton (très faible à l’état pur). Le béton quant à lui apporte une couche passive autour de l’acier, le protégeant de l’environnement extérieur et le gardant dans un état stable. Cependant les structures évoluent au fil du temps laissant apparaitre des dégradations sur les ouvrages allant de l’esthétisme (épaufrures, traces…) à des défauts structurels (fissures, ruine de la structure…).
L’une des principales pathologie évolutive du béton armé est la corrosion des aciers. Celle-ci peut être initié par deux facteurs principaux : la carbonatation du béton d’enrobage et/ou la contamination du béton par les ions chlorures.
La carbonatation du béton consiste en la pénétration du CO2 atmosphérique dans les pores du béton qui réagit avec la portlandite. Cette réaction diminue le pH de la solution interstitielle du béton initialement très basique (pH > 13). Cela entraine la dé-passivation des aciers et a pour conséquence d’initier le processus de corrosion des aciers.
La contamination du béton par les chlorures consiste à la diffusion d’ion chlorures dans le réseau poreux du béton. Localement, lorsque la concentration d’ions chlorures devient trop importante, il y a rupture du film de passivation. L’acier devient actif et on observe l’initiation du phénomène de corrosion. La corrosion due aux chlorures se produit généralement avec :
- – Une activité humaines (sel de déverglaçage…)
- – Un environnement naturel (eau de mer, embruns…)